Guides d'achat et conseils

Un ruban LED réussi est un ruban qu'on ne voit pas. On voit la lumière qu'il pose sur un mur ou un plafond, jamais la ligne de points lumineux elle-même. C'est la seule différence entre une installation qui a l'air professionnelle et une qui fait bricolage, et elle ne coûte presque rien : un rebord, une corniche ou un profilé de quelques euros le mètre.
Voici où le cacher selon la pièce, et comment passer les angles sans casser le ruban ni rompre la ligne de lumière.
Un ruban visible produit trois défauts d'un coup. Il éblouit, parce qu'on regarde la source directement. Il montre ses points lumineux, régulièrement espacés, ce qui trahit immédiatement le produit bon marché. Et il attire l'œil sur lui au lieu d'éclairer ce qu'il devrait mettre en valeur.
Un ruban caché fait l'inverse : la lumière rebondit sur une surface, s'adoucit, et éclaire la pièce sans qu'on sache d'où elle vient. C'est ce qu'on appelle l'éclairage indirect, et c'est tout l'intérêt d'un ruban par rapport à une lampe.
La règle tient en une phrase : orientez le ruban vers une surface, jamais vers les yeux.
Derrière un rebord existant. Le dessous d'un meuble haut, la face arrière d'une tête de lit, le retour d'une étagère, le dessous d'un plan de travail. C'est gratuit, immédiat, et c'est la solution qui marche dans 80 % des cas.
Dans un profilé aluminium avec diffuseur. Une réglette en U, vissée ou collée, dans laquelle le ruban se glisse, fermée par un cache translucide. Dix à quinze euros le mètre. Le diffuseur transforme les points en ligne continue, l'aluminium évacue la chaleur, et le ruban est tenu mécaniquement. C'est la solution la plus propre, et la seule qui convienne quand le ruban est forcément dans le champ de vision.
Derrière une corniche ou une baguette. Une moulure décorative posée à 15 cm sous le plafond crée une gorge dans laquelle le ruban disparaît. La lumière monte au plafond et redescend, diffusée. C'est l'effet le plus spectaculaire pour le prix.
Dans une gorge de placo. Si vous refaites un plafond, une retombée de 10 cm réserve un logement au ruban. C'est la solution des professionnels, et elle se décide au moment des travaux.
Sous le nez d'une marche. Le ruban éclaire la marche suivante, et reste invisible depuis le haut comme depuis le bas.
Derrière un écran ou un meuble. Pour un rétroéclairage de télé, le ruban se colle au dos de l'écran, à trois centimètres des bords, et ne se voit d'aucun angle.
| Pièce | Où le cacher | Ce que ça donne |
|---|---|---|
| Salon | Derrière une corniche à 15 cm du plafond | Lumière indirecte au plafond, l'effet le plus large |
| Salon, meuble télé | Sous le meuble, contre le mur | Le meuble semble flotter |
| Chambre | Au dos de la tête de lit, à 5 cm du bord | Halo doux derrière le lit |
| Cuisine | Sous les meubles hauts, en profilé | Plan de travail éclairé, source invisible |
| Bureau | Sous l'étagère du dessus, en profilé | Lumière de travail sans ombre portée |
| Escalier | Sous le nez de marche | Éclairage de sécurité invisible |
| Couloir | Au-dessus de la plinthe, orienté vers le mur | Balisage discret au sol |
| Salle de bain | Derrière le miroir, à 3 cm du mur | Halo autour du miroir, en 12 V obligatoirement |
C'est le second problème, et il y a trois solutions selon la place dont vous disposez.
La boucle souple. Si vous avez cinq centimètres devant vous, faites tourner le ruban en arrondi plutôt qu'en angle. C'est gratuit, ça ne demande aucune coupe, et la continuité de lumière est parfaite.
Le connecteur d'angle en L. Coupez sur une marque de coupe, et reliez les deux parties par un petit connecteur coudé, deux à cinq euros. La ligne de lumière s'interrompt sur un ou deux centimètres, ce qui ne se voit pas dans un profilé.
Le pli en épingle. Certains rubans, surtout les modèles souples annoncés comme pliables, se replient sur eux-mêmes à 180° pour repartir dans l'autre sens. La fiche le précise quand c'est possible.
Ne pliez jamais un ruban LED à angle droit vif. Les pistes de cuivre du circuit imprimé se rompent sous le pli, souvent sans que rien ne se voie immédiatement : le ruban fonctionne, puis lâche quelques semaines plus tard sur cette zone. C'est l'une des causes les plus fréquentes de portion éteinte.
Pour un angle sortant, celui d'un mur qui avance, la boucle est impossible : passez par la coupe et le connecteur. Pour un angle rentrant, la boucle suffit presque toujours.
On pense au ruban et on oublie le reste. Or le boîtier de commande et le bloc d'alimentation sont deux objets peu élégants, reliés par des câbles.
Le boîtier doit rester accessible si la télécommande est infrarouge : elle a besoin de le viser. Placez-le au bord d'un meuble, orienté vers la pièce, pas derrière. En radio ou en WiFi, cette contrainte disparaît et il peut disparaître complètement.
Le bloc d'alimentation se range derrière le meuble, dans une goulotte ouverte ou un placard aéré. Jamais enfermé : il chauffe, et c'est la pièce qui tombe en panne en premier.
Les câbles se fixent le long d'une arête avec des attaches adhésives, ou passent dans une goulotte plate peinte de la couleur du mur. Le câble entre le ruban et le bloc est la partie la plus fragile de l'installation : il ne doit jamais tirer sur le ruban.
On voit la ligne de points au lieu de la lumière. Il va sous le meuble, en retrait.
Éblouissement garanti. Profilé avec cache, ou plus haut.
Les pistes de cuivre cassent, et la portion s'éteint des semaines plus tard.
Il se fixe au bord d'un meuble, orienté vers la pièce si la télécommande est infrarouge.
Deux mètres de fil noir le long d'un mur blanc annulent tout le soin apporté au reste.
Les points sont espacés de trois centimètres. À cette distance, il faut un COB.
Derrière une corniche ou une baguette décorative posée à environ 15 cm sous le plafond, ce qui crée une gorge. La lumière monte, se diffuse et redescend sans que la source soit visible. Sur un plafond en travaux, une retombée de placo de 10 cm fait la même chose, en plus propre.
Deux solutions cumulables : un profilé aluminium avec diffuseur translucide, qui fond les points en une ligne, et le choix d'un ruban COB, qui compte plusieurs centaines de micro-LED par mètre au lieu de 30 à 60. Un ruban de 30 LED par mètre vu de près montrera toujours ses points.
Trois façons. La boucle souple si vous avez cinq centimètres de dégagement, c'est la meilleure. Le connecteur d'angle en L après une coupe sur une marque. Ou le pli en épingle, uniquement sur les rubans qui l'annoncent. Jamais un pli à angle droit vif : les pistes de cuivre se rompent.
Dans le sens de sa souplesse, oui, en arrondi. À angle vif, non : le circuit imprimé casse sous le pli. Certains rubans dits pliables acceptent un repli sur eux-mêmes à 180°, ce qui est précisé sur leur fiche.
Au bord d'un meuble, orienté vers la pièce, si la télécommande est infrarouge et doit le viser. En radio ou en WiFi, n'importe où derrière le meuble. Le bloc d'alimentation, lui, se range dans un endroit ventilé, jamais enfermé sous un tapis ou dans une boîte fermée.
Il n'est pas obligatoire, mais il apporte trois choses : le diffuseur supprime les points visibles, l'aluminium évacue la chaleur et prolonge la vie du ruban, et la fixation devient mécanique au lieu de reposer sur l'adhésif. Comptez 10 à 15 € le mètre. Il se justifie dès que le ruban est vu de près ou posé au plafond.
Avec des attaches adhésives le long d'une arête, ou une goulotte plate peinte de la couleur du mur. Le câble entre le ruban et le bloc doit être fixé de façon à ne jamais tirer sur le ruban : c'est la partie la plus fragile de l'installation.
Tous les rubans ne se cachent pas aussi facilement : un COB fin de 8 mm entre dans un profilé étroit, un ruban en gaine néon de 15 mm non. Notre comparatif des meilleurs rubans LED donne les largeurs et les usages, et notre guide sur l'installation d'un ruban LED détaille la pose.